mercredi, avril 25, 2018
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Informatique dans le cloud en Côte d’Ivoire, crash au lancement!

Le cloud ou l’informatique en nuage ou nuagique ou encore l’infonuagique (au Canada francophone) est un concept qui a révolutionné, et continue de révolutionner encore la pratique de l’informatique en entreprise. Le principe en lui-même est très simple : il s’agit d’exploiter la puissance des serveurs et systèmes informatiques distants pour réaliser des tâches d’exploitation ou des tâches spécifiques. Les serveurs sont loués à la demande, le plus souvent par tranche d’utilisation, selon des critères techniques (puissance, bande passante, etc.), mais, également, au forfait.

Le cloud doit son grand succès à son caractère accessible de n’importe où sur la planète, mais aussi à la flexibilité de gestion (gérer soit même son serveur ou ses services…).

En Côte d’Ivoire, les FAI ont tenté de marquer le terrain, chacun avec une offre particulière.

Mais, malheureusement, l’introduction de cette technologie (déjà assez peu connue en Côte d’Ivoire), a eu l’effet d’un feu de paille. Pour faire simple, la clientèle business n’a pas réagit comme prévu.

Qu’est-ce qui a donc bien pu se passer concrètement?

Le Cloud computing, une technologie pas très populaire sous nos cieux…

Le cloud, bien que pétrie d’avantages, reste une technologie pas très répandue sous nos cieux. Il faut préciser que cette technologie se répand en occident au moment où il est à peine question de digitalisation dans nos entreprises locales. Les fondements d’une pénétration de la technologie n’étaient pas vraiment réunis. Même les multinationales, qui en ont les moyens ne se bousculent pas trop. Il y a que les ressources humaines qui s’y connaissent véritablement en cloud computing ne courent pas les rues, encore moins les experts en la matière. Il est vrai qu’à l’époque, la Côte d’Ivoire sortait de la guerre, et le bien-fondé d’une telle technologie n’était plus à démontrer, surtout au vu des nombreux dégâts dans le système d’information des entreprises. Mais seulement, adopter le cloud computing nécessite une transition très importante, que les fournisseurs de services locaux ont essayés d’occulter sans succès.

 

Mauvais climat de confiance entre les entreprises et les FAI…

Au tout début de la décennie 2010, le climat n’était pas très bon entre les entreprises et les FAI. Les premières déploraient majoritairement la mauvaise qualité des services de fourniture d’internet, et les dernières essayaient tant bien que mal de s’améliorer. La 3G était à peine praticable, le bon vieux ADSL, encore moins en raison d’un réseau d’accès ayant sérieusement souffert pendant la guerre. Et par-dessus tout, l’accès coûte encore cher. Tout cela conduit bien évidemment la clientèle professionnel, à ne pas véritablement considérer le cloud computing comme une alternative fiable, en tout cas dans ce contexte là. Et en toute franchise, elles avaient raison ! Imaginons qu’une entreprise ayant une Liaison spécialisée ou un simple accès haut débit, soit arrêtée pour cause d’accès internet interrompue, et cela pendant 3 à 4 jours. Aucune application ne serait accessible, les services les plus simples ne pourraient plus être exécutés. Les conséquences seraient dramatiques.

 

Les coûts d’accès aux services…

Une des principales caractéristiques du cloud est de consacrer des coûts d’exploitation réduits pour la clientèle pro. Et cela en proposant des frais de location ou d’accès très accessibles aux Saas et/ou infrastructures hébergées. Seulement, voilà, à Abidjan, c’est un peu le contraire qui apparaît. C’est-à-dire que les coûts d’accès sont assez élevés. En plus des frais d’accès à internet haut débit, qui eux-mêmes étaient déjà très élevés. Les SaaS proposés (Hosting, Téléphonie IP, Messagerie, et applications d’exploitation propriétaires, etc.), s’inscrivent réellement dans l’ordre des besoins des entreprises, mais les frais d’accès constituaient un véritablement frein.

 

Voilà donc, quelques-unes des raisons les plus essentielles, qui expliquent la mauvaise pénétration du marché ivoirien, de l’une des technologies les plus intéressantes de ce début de troisième millénaire. Avec quelques années de retard, de meilleures conditions se mettent progressivement en place. L’accès internet tend à s’améliorer réellement en terme de qualité de service, et en terme de coût. Il reste plus qu’un meilleur taux de digitalisation des entreprises et des services pour voir réapparaître le Cloud. Nous l’espérons cette fois-ci, beaucoup plus fidèle des réalités locales.

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