lundi, novembre 19, 2018
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Identification : de la nécessité des télécoms non-anonymes

Les opérations d’identification des abonnés mobiles, lancées par les gouvernements successifs depuis quelques années font parler et couler beaucoup d’encre. Les rumeurs vont bon train. Depuis les pires théories « conspirationnistes », jusqu’aux observations très avisées et sages de certains utilisateurs. Tout le monde apporte sa pierre à la construction de la réputation, bonne ou mauvaise, de cette opération, pourtant vitale dans un monde où les télécoms anonymes sont un véritable danger.

Identification des abonnés mobiles, pourquoi ?

L’opération d’identification d’abonnés mobiles en Côte d’Ivoire, se situe elle-même dans cadre plus vaste visant à obtenir une base de données fiable sur les utilisateurs des services de télécommunication. Pratiquement tous les pays d’Afrique – parce que dans le reste du monde, les télécoms anonymes n’existent presque plus – ont lancé une opération semblable à celle que nous connaissons.
Les enjeux sont plutôt clairs à ce jour, et l’ARTCI par la voix de son Directeur Général l’énonçait encore récemment : « Fiabilisation du processus d’identification ; protection des usagers ; sécurité de l’Etat ; lutte contre le terrorisme; lutte contre la Cybercriminalité. ».
Voilà donc le pourquoi de cette vaste opération qui secoue l’univers des technologies mobiles en Afrique. En fait, devant la recrudescence des actes criminels, des délits de vols et d’escroquerie, avec le phénomène de broutage, dont souffrent les honnêtes citoyens, une telle opération se justifie pleinement. Car il est temps de mettre fin à l’impunité qui règne ici, et qui consacre l’impuissance des forces de l’ordre, devant la nébuleuse identitaire derrière un numéro de téléphone.

La lutte anti-terroriste n’est pas en reste, elle est même un des plus grands déclencheurs de cette vaste opération, car si sous d’autres cieux ces quidams utilisent la technique dite du « téléphone arabe », ici en Afrique, ou plus précisément en Côte d’Ivoire, ils utilisent des téléphones normaux, avec des cartes SIM, en tout anonymat.

 

 

Vous avez dit écoutes téléphoniques ?

 

Ici, nous voudrions vivement militer pour le fait que, si on a rien à se reprocher, il vaut mieux se faire identifier, ce serait déjà ça d’acquis pour notre sécurité.
La technique des écoutes téléphoniques est vieille de 1968 environ, dans le cadre d’opérations des services de renseignements américain. Elles avaient été jugées illégales par les autorités judiciaires de ce pays, et par la suite encadrées par des lois. Même son de cloche en France et dans plusieurs pays d’Europe, en Chine.
Cette vilaine épine dans le dos des télécoms, n’a pas attendu des opérations d’identifications d’abonnés mobiles, pour tout dire, elle se pratique déjà depuis longtemps. Le récent scandale des écoutes illégales de la NSA, à travers le monde entier, l’explique bien. Alors pensez-vous qu’il y ait besoin forcement d’identification des abonnés pour être écouté ? Pas en notre connaissance.
Le fait est devenu tellement commun que, même une simple application achetée sur un app store par là, vous permettrait d’espionner les conversations d’autrui, pour peu que vous manipuliez son téléphone quelques minutes. Il en est de même pour la navigation sur internet et la fréquentation des réseaux sociaux, qui n’est en rien anonyme…
Voyons !! Les enjeux sécuritaires de cette opération sont importants, et malheureusement, notre continent s’ouvre aux technologies mobiles par la mauvaise entrée. Et il est vrai que le système reste à parfaire surtout dans ce domaine si sensible des télécoms. Mais si nous voulons que les technologies mobiles continuent de nous aider, les opérations d’identification comme celle que nous connaissons actuellement, sont le moyen idéal de séparer les intentions dès le départ.

 

Vous pourrez lire aussi http://www.minutes-eco.com/news/856-la-securite-des-reseaux-mobiles-toujours-un-enjeu-crucial-pour-les-operateurs-de-telephonie

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